16 août 2005
Blog Appetit #4 : Moules et oignons à la plancha
La semaine dernière, j'étais en vacances dans le sud ouest. Au programme donc barbecue et plancha.
La
cuisson à la plancha est une technique de cuisson inventée par les
espagnols au 19ème siècle, à l'occasion des grandes fêtes religieuses.
Elle se fait
sur une plaque de cuisson en fonte, chauffée au gaz.
L'intérêt
est que la plaque est très chaude (340 °C) donc elle permet de saisir
les aliments tout en préservant leur aspect et leur goût, sans risquer
de les brûler au contact des flammes.
De plus, pas besoin d'ajouter des matières grasses !! C'est donc très sain et la cuisson est super rapide.
Voilà donc pour la présentation de la plancha.
Pour cuire les
moules et les oignons, c'est très facile : couper les oignons en fines
tranches, les huiler légèrement. Les poser sur la plaque chaude :
Les retourner au bout de 1 minutes pour les cuire des deux côtés. Ôter les oignons de la plaque.
Ensuite, disposer les moules et les cuire quelques minutes. A mi-cuisson, il est possible de les assaisonner avec une sauce comme la Sauce Barbecue Baskari Bixia du Pays Basque.
Dégustez !
Version pdf : cliquez ici !
05 juin 2005
Cornes de gazelle fraise rhubarbe
Pour cette troisième édition de Blog Appetit, fraise et rhubarbe sont à l'honneur. J'étais ravie car les desserts sont mes plats de prédilection!!! En revanche, j'avoue que le choix de la rhubarbe m'a laissée assez perplexe...
En effet, ce n'est pas un légume que je mangeais quand j'étais enfant. Personne dans ma famille n'en mangeait! Mais, grâce à Mijo, voici un mal réparé, merci Mijo!
Comme d'habitude, Internet m'a été d'un grand secours pour trouver
des idées. J'ai trouvé des tonnes de recettes de tartes, de crumble...
et c'était toujours un peu la même chose. J'ai finalement décidé de
faire des cornes de gazelle car j'avais noté quelque part que ce serait
marrant d'essayer.
Pour la garniture, je me suis inspirée de recettes de compote sur Marmiton et aidée du livre "Trucs de pâtissiers"
et pour la pâte, j'ai compulsé des sites marocains. J'avoue que la pâte
est toute simple : brisée et sucrée mais la faire très fine sans
qu'elle se casse me semble tenir de la gageure et j'imagine qu'il y a
un truc que je n'ai pas su trouver.... J'aurais peut-être dû regarder
plus précisément mon livre "Trucs de pâtissiers" et je vais le faire
dès que j'aurai fini ce post!
Ingrédients (pour une douzaine de cornes)
- 400 g de rhubarbe
- 150 g de fraise
- 150 g + 1 cuiller à soupe de sucre
- 3 cuillers à soupe de poudre d'amande
- 150 g de farine
- 100 g de beurre
- sucre glace
Préparer la pâte la veille (il paraît que cela est meilleur, je n'ai
pas fait la comparaison mais j'y crois volontiers) : Verser dans un bol
la farine et le beurre avec une cuiller à soupe de sucre et un peu d'eau
puis
malaxer jusqu'à obtenir une pâte élastique, homogène et qui ne colle
pas trop (si vous avez mis trop d'eau, n'hésitez pas à rajouter de la
farine). La conserver au réfrigérateur.
Le jour même ou la veille, préparer la compote : nettoyer les tiges
de rhubarbe et les couper en tronçons de 4 cm. Les mettre dans une
casserole et rajouter le sucre. Mettre sur feu vif et remuer : au
début, on a l'impression que tout va brûler mais en fait le sucre
caramélise et fait fondre la rhubarbe : peu à peu, la rhubarbe se
défait et les fibres se séparent. Baisser le feu au bout de 5 à 10
minutes.
Au bout de 20 minutes à peu près, la compote de rhubarbe
est prête et c'est à ce moment que j'ai rajouté mes fraises coupées en
4 ainsi que la poudre d'amandes. Cuire encore 10 minutes : il faut que les fraises commencent à
fondre mais pas entièrement : j'avais pas envie d'un mélange total,
mais de voir des bouts de fraises.
En fait, les quantités que je
propose sont sur-dimensionnées pour la quantité de pâte mais cela nous
a permis de déguster d'abord la compote telle quelle :
Etaler la pâte sur un plan de travail fariné : il faut donc l'étaler
le plus finement possible. Découper des carrés de 10 cm sur 10. Si la
pâte a tendance à se casser, faire par étape : n'étaler qu'un bout et
découper puis recommencer. C'est un peu long et fastidieux mais la pâte
faite maison n'est pas toujours parfaite!
Déposer une cuiller à café
bien remplie de compote sur le carré : pas au milieu mais au tiers
d'une diagonale comme le montre le schéma suivant :
Ensuite, replier le bout sur la compote et rouler pour faire une sorte de cigare puis replier les extérmités pour les souder et donner la forme d'une lune.
Eventuellement, laisser reposer 1/2h au
réfrigérateur puis faire cuire 20 minutes au four à 150/160 °C.
J'aurais
pu les dorer avec un jaune d'oeuf car ils sont un peu palichons mais
d'un autre côté, de mémoire, une corne de gazelle n'est jamais très
dorée. Vous pouvez aussi les faire cuire à un thermostat plus élevé
mais je pense qu'ils seraient plus durs et croustillants et ce n'était
pas ce que je recherchais.
19 avril 2005
Blog Appetit #2 : Agneau confit et petits pois à la menthe
Je suis un peu en retard pour cette seconde édition de Blog Appétit : je n'ai pas vu le temps passer et dimanche je n'avais ni petits pois, ni agneau. Heureusement que Pascale
rappelait régulièrement que c'était le 18 avril ! J'ai donc quand
même pris le temps de réfléchir à ce qu'il était possible de faire.
L'agneau
est pour moi la meilleure viande, celle qui est la plus fine et c'est
toujours fête d'en manger.
Pour mon premier dîner chez nous avec mes
parents et mes beaux parents, j'avais tenté la recette ici présentée,
avec succès et sans douleur. Il s'agit donc d'agneau confit, qui
demande juste de la patience. Car l'agneau doit cuire au moins 3 heures
à feu très doux : pas de risque de le brûler, on peut l'oublier un peu
et le résultat est assez sympa. L'agneau devient très tendre et
l'appart est parfumé de son odeur assez rapidement!
Le seul bémol, quand même, c'est que les mains peuvent sentir l'ail assez longtemps!
Voici la recette (pour 4 personnes):
- une épaule désossée (1 bon kg)
- 3 à 4 cuillers à soupe d'huile l'olive
- 3 à 4 gousses d'ail
- du sel, du poivre
- des herbes de Provence
Sortir l'agneau au moins 30 minutes avant de le
mettre au four. Au bout de 30 minutes, piler l'ail (avec un superbe
presse-ail par exemple). Préchauffer le four à 130°C.
Mélanger
dans un bol l'huile d'olive, l'ail, le sel, le poivre et les herbes de Provence que
vous aurez préalablement ciselées très finement. Pour ma part, je suis un
peu fainéante par moment et je prends des herbes sèches d'Albert Ménès.
Verser
sur l'agneau et le masser sous toutes les coutures (vous comprendrez
alors que l'ail s'infiltre dans toutes les pores des mains). Une fois
ceci fait, mettre l'agneau au four et attendre! Au moins 3 heures.
Si vous avez un four avec un minuteur, donc qui s'éteint
automatiquement au bout d'un certain délai, pensez bien à remonter le
minuteur de temps en temps.
Servir alors, soit avec une purée de pommes de terre, soit
avec un gratin dauphinois. Il est également possible bien sûr de varier
les plaisirs en incorporant une épice dans le mélange huile-ail.
Comme le principe, c'était de le servir avec des
petits pois et non pas des pommes de terre, j'ai tenté les petits pois
à la menthe. C'est la première fois que j'écosse des petits pois, merci
Blog Appétit!
J'ai trouvé la recette sur service vie et je vous la livre telle quelle :
Pour 4 personnes :
- 1/2 cuiller à café de menthe fraîche ciselée
- 50 g de beurre
- 350 g de petits pois
- du sel, du poivre
Faire fondre le beurre dans une casserole. Ajouter
la menthe et les petits pois. Couvrir et faire cuire à feu moyen en
remuant de temps en temps environ 15 minutes. Il faut que les petits
pois soient tendres.
Ensuite, découvrir et augmenter le feu afin de faire évaporer le liquide. Saler et poivrer, en fonction de vos goûts.
J'ai
découvert un peu avec stupeur que mes petits pois avaient éclatés, comme
du pop corn... Si vous cliquez sur la photo, cela doit se voir. Mais
cela ne gâchait rien, c'était plutôt marrant dans l'assiette...
Je suis assez contente d'avoir pu utiliser la menthe qui pousse sur mon balcon. Elle provient de chez mes parents mais ici, elle pousse assez peu (tant pis pour les Mojito;)
06 mars 2005
Blog Appetit #1 : Poelée de St Jacques sur Lit de Poireaux
Pour cette première édition du Blog Appétit,
j'ai choisi de faire un plat simple pour ne pas dénaturer les produits.
Je pars du principe qu'un produit de qualité ne doit pas être noyé dans
de la crème ou dans de la sauce. J'ai donc décidé un mode de cuisson
très simple : la poêlée. Deux minutes de chaque côté, surtout pas plus
et les St Jacques sont parfaites.
Ce sera donc l'accompagnement,
des poireaux donc, qui apportera la touche plus "sophistiquée" (je mets
entre guillemets car je ne prétends pas y être parvenue ;). J'ai tenté
les poireaux à l'étouffée au gingembre...
Ingrédients pour 2 personnes :
- des noix de st jacques prêtes à l'emploi (je les ai achetées au
marché de la place Monge en bravant le froid...cliquer ici pour voir!)
- 3 poireaux
- 1/4 cuiller à café de gingembre
- du sel et du poivre
- de l'huile d'olive
Nettoyer les poireaux en ne gardant que les blancs. Emincer très
finement pour faire des rondelles de 2 à 3 millimètres (je me suis
alors souvenue que cela fait pleurer... attention aux yeux fragiles).
Faire chauffer 2 cuillers à soupe dans un poêlon et quand l'huile est
chaude, y verser les poireaux. Mélanger, saler, poivrer et ajouter le
gingembre.
Mélanger à nouveau et couvrir tout en baissant le feu au minimum.
Les poireaux cuiront sans attacher, à l'étouffée (regarder de temps en temps quand même!!!).
Quand les poireaux sont presque cuits, préparer les St Jacques : faire
chauffer 1 cuiller à soupe d'huile d'olive. Dès que l'huile est chaude,
poêler les noix pendant 2 minutes puis les retourner et poursuivre la
cuisson encore 2 minutes ;
Pendant ces 2 dernières minutes, verser
les poireaux dans les assiettes puis déposer les noix. Servir et
attendre le verdict de son chéri....







